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Un bus à hydrogène à l’essai sur les lignes Ales’Y

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Il préfigure ce que seront les mobilités de demain sur Alès Agglomération. Le bus, qui fonctionne à l’hydrogène et n’émet pas de CO2, est mis en service jusqu’au 7 juillet sur quatre lignes du réseau Ales’Y. Il a été présenté mardi 15 juin au Pôle Mécanique.

Les nouvelles couleurs chamarrées du réseau Alès’Y tranchent sur le fond gris et blanc du bus à hydrogène qui vient d’être mis en expérimentation sur les lignes urbaines alésiennes 1 à 4. Présenté en avant-première sur le site au Pôle Mécanique, là même il sera l’une des attractions des RIVE 2021, des 7 au 8 juillet, ce bus Solaris n’est guère différent, vu de l’extérieur, de ses semblables fonctionnant au gazole : mêmes dimensions et même capacité en passagers (87 places, dont 33 assises).

Une technologie qui n’émet… que de l’eau

La grande originalité, en revanche, réside dans son mode de propulsion qui a substitué le gazole, bruyant et polluant, par de l’électricité issue d’une réaction chimique lors du mélange de l’oxygène présent dans l’air et de l’hydrogène embarqué. L’électricité ainsi obtenue entraîne les roues. « La seule émission est celle d’eau », explique Raphaël Sauter, directeur de Kéolis, pour évoquer cette technique bien maîtrisée, constituant l’une des options à exploiter en matière de mobilité dans les années à venir.

Ce bus sillonnera les rues d’Alès jusqu’au 7 juillet de façon expérimentale. Soumis aux contraintes de l’utilisation quotidienne commerciale, « il permettra aux conducteurs, mais aussi aux passagers, de découvrir ce nouvel équipement », ajoute Raphaël Sauter.

Au cœur de l’écosystème “hydrogène vert” d’Alès Agglo

Ce test sera une véritable source d’informations pour Kéolis, qui exploite les lignes de bus, et pour le SMTBA (Syndicat mixte des transports du bassin d’Alès), qui est l’autorité organisatrice des transports sur le territoire.

À terme, les bus à hydrogène, puis les cars à hydrogène, pourraient prendre plus de place dans les transports en commun de l’Agglo. « Il nous faudra remplacer une partie de la flotte des bus et autocars du SMTBA d’ici 2030… Nous souhaitons profiter de l’occasion pour faire rouler 14 véhicules fonctionnant à l’hydrogène. C’est une énergie propre et donc un bon point pour la planète. Nous pourrions alors économiser 3 000 tonnes de CO2 par an », estime Christophe Rivenq, président d’Alès Agglomération.

Une piste d’autant plus intéressante que le territoire vient de lancer le projet d’un écosystème “hydrogène vert” qui pourrait lui conférer une avance capitale dans le cadre des mobilités décarbonées.

Pour les Alésiens, utilisateurs des transports en commun, rien ne changera durant cette période d’essais avec le bus à hydrogène. Les jours, horaires et tarifs sont identiques à ceux des bus classiques.