Économie

L’entreprise 7Tech fabrique une machine à masques

7TechMade in FranceMasque


Développée au sein des ateliers de Deaux, cette machine permet de produire des masques chirurgicaux 100 % français grâce à un partenariat industriel local.

« Cela faisait dix-huit mois que nous réfléchissions à une diversification dans les secteurs médical et paramédical. La crise du Covid-19 a juste accéléré le processus », a confié Christophe Meyrueis, dirigeant de 7Tech, lors de la présentation à la presse, aux élus locaux et aux acteurs économiques d’Alès Agglomération d’une machine automatisant la fabrication de masques chirurgicaux.
Créée en 2012 et reconnue internationalement pour la mise au point de machines spéciales et de bancs de test pour l’industrie, l’entreprise implantée à Deaux intervient déjà dans les secteurs de l’automobile, de la cosmétique, de l’aéronautique ou de l’agroalimentaire.

5 000 masques chirurgicaux par heure

Dès le début du confinement, 7Tech a décidé de prendre les devants avec l’embauche de trois salariés supplémentaires et la mobilisation de ses équipes autour du bureau d’étude. Objectif : profiter de la baisse d’activité pour mettre au point en un temps record – 6 mois – une nouvelle machine capable de fabriquer 5 000 masques chirurgicaux par heure. « C’est la première fois que nous faisons cela sur fonds propres, c’est-à-dire sans répondre à une commande, avoue Christophe Meyrueis. Il a donc fallu trouver dans un second temps un partenaire industriel intéressé par l’exploitation de cette machine à masques ». C’est la société PRISM, basée à Montpellier et spécialisée dans les risques sanitaires, qui s’est montrée intéressée pour participer au débogage et lancer la production.

L’atout du made in France reconnu

« Ça n’est pas un projet opportuniste, se défend Christian Curel, le dirigeant de PRISM, c’est pour notre société une activité pérenne et l’occasion de relocaliser la production de masques chirurgicaux en Occitanie. Il y a essentiellement des machines chinoises sur le marché, qui sont peu fiables et qui ont une durée de vie très limitée… » Et Julien Delmas, chef de projet chez 7Tech, de défendre le made in France : « Dans notre machine, il n’y a que des composants français, et même alésiens, comme les automatismes Schneider. Nos clients ne sont pas à la merci de pièces et matériaux venant de loin ».
7Tech a déjà reçu trois commandes fermes de sa machine à fabriquer les masques. L’entreprise table sur une dizaine de commandes pour 2021. « Cela pourrait représenter 20 à 40 % de notre activité l’an prochain », estime Christophe Meyrueis. Et en attendant, cette année, 7Tech a ainsi pu maintenir son activité, bon an mal an, face à la crise.

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