Un aménagement pensé pour accueillir la faune locale
À l’école du Pansera, toute la communauté éducative s’est investie dans ce projet transversal : dans la cour, un jardin potager fleuri a été aménagé afin d’attirer les insectes pollinisateurs. Un abreuvoir a été installé pour les oiseaux, tandis que certaines pratiques d’entretien, comme le ramassage systématique des feuilles ou la tonte des herbes hautes, ont été volontairement limitées pour favoriser la biodiversité.
Les élèves ont également fabriqué des mangeoires et des boules de graisse, contribuant activement à l’accueil des espèces locales. Quatre nichoirs ont été installés, dont deux ont déjà été adoptés par des couples de mésanges bleues.
Un projet pédagogique au cœur des apprentissages
Ce projet s’est également décliné dans de nombreuses matières enseignées : en français, les élèves ont rédigé et lu des textes sur le rôle des oiseaux, et composé des poèmes inspirés des espèces observées, notamment les hirondelles du quartier. En sciences, les enfants ont appris à identifier quatorze espèces fréquentant régulièrement la cour, parmi lesquelles les pies bavardes, les moineaux domestiques, les étourneaux sansonnets, les mésanges charbonnières et bleues, ou encore les chardonnerets élégants. Certains oiseaux, comme les tourterelles turques et les pies, nichent même dans les platanes de l’école.
Les arts plastiques, la musique et la technologie ont également été mobilisés : dessins d’oiseaux, apprentissage de chants et création de jeux éducatifs ont enrichi l’expérience. Une sortie pédagogique à Biosphéra, à Cendras, est venue compléter cet apprentissage sur le terrain.
Mais au-delà des activités, c’est l’enthousiasme des élèves qui a frappé les enseignants. « Très vite, ils se sont pris de passion pour l’observation des oiseaux, en s’amusant à les repérer dès leur arrivée à l’école. Et en récréation, certains tentent d’approcher les pigeons, alors qu’avant ils cherchaient à les faire fuir, témoigne Catherine Larguier, directrice de l’école du Pansera. Le projet a permis de développer des capacités d’observation, mais aussi une forme de sensibilité et de respect envers le vivant ». Fort de ce succès, le dispositif pourrait s’étendre : dès la prochaine rentrée, d’autres écoles envisagent de créer à leur tour leur refuge LPO…
