Des anciennes locomotives à vapeur qui sillonnent une ancienne ligne reliant Anduze à Saint-Jean du-Gard, entre tunnels, viaducs et vallons verdoyants, pour une virée de 13 kilomètres qui rappelle l’âge d’or du rail… Vous avez sans doute reconnu l’une des attractions les plus populaires sur le territoire d’Alès Agglomération : le Train à Vapeur des Cévennes. Véritable immersion dans l’histoire ferroviaire, ce “voyage à l’ancienne” est notamment rendu possible par le travail de la CITEV (Compagnie Internationale des Trains Express à Vapeur), qui exploite la ligne touristique. « C’est une fierté d’être un acteur majeur du tourisme sur le territoire, aux côtés de la Bambouseraie ou de Maison Rouge ; depuis nos débuts, nous avons transporté plus de trois millions de voyageurs, soit une moyenne de 120 000 personnes par an », indique Stéphane Schneider, dirigeant de la CITEV.
Mais au-delà de l’organisation des voyages, la CITEV effectue un important travail d’entretien et de restauration. Toujours avec le même mot d’ordre : « Lorsque nous travaillons sur une machine d’époque, nous faisons en sorte qu’elle reste belle, mais aussi qu’elle puisse fonctionner ».
Le TVC en hivernage, avant une saison 2026 animée
En attendant de retrouver des passagers pour la réouverture de la saison, c’est dans les ateliers de la CITEV, à quelques mètres de la gare de Saint-Jean-du-Gard, que le TVC passe l’hiver au chaud. L’occasion de bénéficier d’un certain savoir-faire en matière de restauration et d’entretien. Un travail d’orfèvre qui ne passe plus inaperçu, y compris au-delà d’Alès Agglomération. « Depuis plusieurs années, on fait également profiter notre savoir-faire pour d’autres trains touristiques venant de France, de Belgique, d’Allemagne ou du Luxembourg. Chaque modèle sur lequel on travaille est unique, notamment parce que la standardisation n’existait pas au siècle dernier, et c’est ce qui rend la tâche encore plus belle », s’émerveille Stéphane Schneider.
Soudure, rivetage ou encore peinture, sans oublier un important travail d’entretien sur les voies ferrées, ce sont pas moins de 14 salariés à temps plein qui œuvrent tout au long de l’année pour redonner vie à ces véhicules d’époque. « Des personnes que nous avions embauchées en tant que saisonniers travaillent aujourd’hui en contrat à durée indéterminée, ce qui permet de maintenir l’activité et le savoir-faire », explique Stéphane Schneider.
Quant aux curieux, rendez-vous est donné en avril pour la réouverture de la ligne touristique. La saison 2026 s’annonce mémorable puisqu’elle marquera les 40 ans de la reprise de l’exploitation du TVC par la CITEV, et devrait donc s’accompagner de festivités et autres surprises.