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Frelons asiatiques : chacun peut agir pour enrayer sa prolifération

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Mettant en péril les abeilles et d’autres insectes pollinisateurs, le frelon asiatique est aujourd’hui au cœur d’un plan de lutte. Les volontaires sont les bienvenus.

Il est reconnaissable par ses pattes jaunes et l’extrémité de son abdomen orangée : le frelon asiatique, plus petit que son cousin européen – qui, lui, est bénéfique à l’écosystème en chassant notamment les moustiques – est aujourd’hui dans le collimateur des apiculteurs. Arrivé en 2004 en France, il s’est propagé à vitesse grand V en Europe. 20 ans après, il s’est installé en Hollande, en Espagne, en Italie et même en Angleterre !
Face à ce constat, présenté le 20 janvier lors d’une réunion publique à la salle du Capitole à Alès, le Groupement de Défense Sanitaire Apicole du Gard (GDSA 30) veut accentuer la lutte contre cet insecte qui n’a aucun prédateur naturel. « Depuis plusieurs années, nous agissons contre le frelon en détruisant les nids primaires et secondaires. Mais la destruction seule n’est pas assez efficace », explique Alexandre Duhamel, référent du GDSA 30 sur le bassin alésien.

L’apiculteur de profession détaille : « Au printemps, les fondatrices vont créer des nids primaires et y débuter la ponte de centaines de larves. Une fois les ouvrières en nombre suffisant, un nid secondaire, beaucoup plus important, prendra la relève. » Ce dernier pourra alors compter plus de 4 000 individus en fin d’été et représenter un véritable danger pour l’écosystème, mais aussi pour l’homme !

Des pièges pour empêcher l’apparition de nids

Le GDSA veut donc freiner la propagation du frelon avec une technique simple : le piégeage. « Au printemps, il suffit d’attraper les fondatrices grâce à des pièges sélectifs. » Pour gagner en efficacité, le GDSA 30 cherche donc des volontaires prêts à s’équiper et à entretenir leur piège pendant deux mois, à raison d’une fois par semaine, tout en comptant les captures.

Cette démarche est complétée par le soutien de la Ville d’Alès au travers d’une convention signée avec le GDSA 30. « Nous avons débloqué des moyens financiers et techniques. Si une personne trouve un nid, qu’il soit sur le domaine public ou privé, il peut appeler le Numéro Vert de la Ville d’Alès. L’information sera transmise à un agent qui viendra vérifier l’activité du nid et le répertorier 1, puis donner la marche à suivre », explique Eric Pocher, responsable du service municipal Hygiène et Santé Publique.

Et de rappeler : « À partir du mois de mai, si vous voyez un nid, ne vous approchez surtout pas et ne tentez pas de le détruire avec des bombes d’insecticide. En cas d’attaque, surveillez votre état de santé et n’hésitez pas à vous rendre en pharmacie ou à appeler les secours en cas de besoin. »

1 – Le site lefrelon.com permet de signaler la présence de nids de frelons asiatiques et ainsi de répertorier ses zones d’activité.

En pratique

Signalez un nid au Numéro Vert

0 800 540 540 (gratuit)

Participez au piégeage

gdsa30.piegeagefa@gmail.com