Culture

Deux expositions d’été à Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille

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Les œuvres de six artistes, dispersées sur deux expositions successives en juillet et en août, seront visibles dans la salle de l’ancien temple du village, à l’invitation de l’association Arts Présents.

Du 17 au 28 juillet 2026, l’association culturelle Arts Présents de Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille organise, dans l’ancien temple du village, une nouvelle exposition, toujours sur le thème de “Passage”, retenu cette année par l’association. Ce premier rendez-vous mettra en présence trois artistes : Anne Guerrin, sculptrice-céramiste, Habib Hasnaoui, plasticien, et Oddbjørg Reintton, plasticien également. Ce dernier, comme son nom l’indique, est originaire de Norvège bien que résidant en France depuis plusieurs années. « L’art est un espace de liberté qui donne à voir des mondes alternatifs », estime l’artiste, qui a proposé aux organisateurs « deux diptyques sur toiles, quelques petits formats, mais également une dizaine d’œuvres sur papier, accrochés en mouvement ondulatoire afin de créer une vague continue ».

Pour sa part, Habib Hasnaoui a quitté son Algérie natale, meurtri par la guerre civile qui a embrasé le pays dans les années 1990. Son travail se caractérise par une recherche expérimentale de la matière. Il viendra à Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille avec sept œuvres donnant un aperçu de son travail.

Enfin, Anne Guerin se présentera au temple avec un chemin de sable étalé au sol sur lequel des pieds sont disposés, en ordre de marche. Une œuvre de cinq mètres de long, « chaque pas représentant un acte de résistance et d’espoir », résume l’artiste.

Une seconde exposition estivale du 7 au 16 août

Du 7 au 16 août 2026, Arts Présents ne sera pas en vacances, car l’association ouvrira ses cimaises à trois autres artistes : Catherine Libmann, plasticienne de la fibre, Martine Bruggeman et Pierre Grimbaum.

Catherine Libmann avertit : « Mes tapisseries n’existent pas sans les installations in situ. Elles s’inscrivent dans un langage poétique, passerelle entre ce que je vis, ce que je perçois de l’espace, et comment je vais me laisser prendre par le lieu ».

De son côté, Martine Bruggeman travaille depuis quelques années sur « le passage de la céramique au verre, de l’opacité à la transparence, du minéral au translucide. Je recherche la transition entre le volcanique et la légèreté, le magma et l’aérien. C’est pourquoi le thème de l’exposition m’a interpellée ».

Quant à Pierre Grimbaum, son travail sur ses sculptures en fer consiste à « transformer la matière, en éprouver la tension, construire mon propre vocabulaire et tenter les réponses, expérimenter les formes et les volumes et leur insertion dans l’espace ».

Deux expositions qui vont rythmer l’été culturel cévenol !

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