Vie quotidienne

De nombreux réservoirs d’eau potable du territoire vont être réhabilités

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Dans le cadre du plan Alès Aggl’Eau 2030, la REAAL a lancé un ambitieux programme de construction et de rénovation afin de protéger son patrimoine et garantir la qualité de service aux usagers.

Avec pas moins de 60 captages et 240 ­ réservoirs, Alès ­Agglomération comprend un patrimoine colossal. En ­ comparaison, la ville de Paris n’a que 3 ­captages et 8 réservoirs pour 15 fois plus d’habitants… « Ceci est dû à l’étendue de notre territoire, mais aussi à sa topographie », explique Stephan Gay, directeur de la Régie des eaux de ­l’Agglomération Alésienne (REAAL). Mais cette multitude de réservoirs d’eau potable date, pour la plupart, des années 1950 à 1960.

Face à ce constat, dans le cadre du plan Alès Aggl’Eau 2030, les élus ont souhaité faire un diagnostic de ce patrimoine vieillissant : « Nous distinguons les réservoirs qui peuvent être réhabilités de ceux que l’on doit malheureusement détruire et reconstruire. Ces importantes opérations, qui vont s’étaler sur plusieurs années, visent à protéger notre patrimoine, à sécuriser la ressource en eau, à préserver sa potabilité et garantir le service aux usagers », complète le responsable.

Suite au diagnostic, la REAAL a déjà procédé à la rénovation de trois réservoirs en 2025, à Concoules, Génolhac et Sénéchas, avec une reprise à la fois de l’étanchéité et des conduites, ainsi qu’une mise aux normes des équipements techniques.

Au moins 6 réservoirs réhabilités en 2026

Sur le même schéma, cette année, quatre réservoirs seront réhabilités à Alès, Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille, Mons, Saint-Jean-du-Pin, et deux autres sur la commune de Rousson. En parallèle, l’intervention sur le réservoir du ­ Martinet est toujours en cours : lancée en 2023, cette rénovation complexe, mais indispensable, coûte à elle seule 800 000 € HT.

« Nous avons également identifié six réservoirs à détruire et à reconstruire. Le premier qui devrait sortir de terre se trouve au Chambon », détaille Emilie Herail, responsable du service Investissement de la REAAL. Les travaux devraient débuter cet automne. Cinq autres opérations similaires sont prévues à Chamborigaud, La Vernarède et Portes, pour environ 3 M€ HT.

« La ­réhabilitation d’un réservoir coûte entre 300 000 € et 1 M€ HT ! C’est la raison pour laquelle les communes, anciennement gestionnaires de ces équipements, n’avaient pas les moyens de porter ces programmes complexes. Alès Agglomération a dû s’emparer du sujet en faisant jouer la solidarité territoriale et en s’appuyant sur son ingénierie interne », insiste Stephan Gay.

Inscrits dans le cadre du plan Alès Aggl’Eau 2030, ces travaux sont également soutenus par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et le Département du Gard.

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