Présenté à la presse ce lundi 2 novembre 2026 par le maire de Saint-Privat-des-Vieux, Philippe Ribot, le réseau de vidéoprotection est désormais entièrement déployé sur la commune. Au total, dix-neuf caméras couvrent quatorze secteurs stratégiques, comme les écoles, les axes de circulation ou les entrées et sorties de village, ainsi que les différents quartiers. « Saint-Privat-des-Vieux était une zone blanche », a expliqué l’édile pour justifier cet investissement. Située entre Salindres et Alès, déjà équipées de dispositifs similaires, et Rousson et Mons, qui avaient également engagé des projets en la matière, la commune souhaitait combler ce retard.
Un investissement de plus de 200 000 €
Le déploiement s’est effectué en deux phases. En 2025, une première tranche de cinq caméras a été installée ; en 2026, quatorze équipements supplémentaires sont venus compléter le maillage. Les images des caméras fixes, des caméras multicapteurs et des caméras dédiées à la lecture automatisée des plaques d’immatriculation sont centralisées au poste de police municipale, où un centre de supervision a été aménagé pour permettre leur consultation.
Au-delà de l’installation des caméras, le projet a nécessité la mise en place d’une infrastructure technique destinée à garantir la fiabilité du réseau, tout en maîtrisant ses coûts de fonctionnement. À la fois grâce à la fibre optique du réseau d’Alès Agglomération, mais aussi au moyen de liaisons radio chiffrées et de coffrets autonomes alimentés par des batteries rechargées grâce à l’éclairage public ou à des panneaux solaires.
Ce dispositif de vidéoprotection, qui a nécessité un investissement de 200 388,63 € hors taxes, subventionné à hauteur de 42 694,68 € par l’État au titre du Fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD), peut ainsi fonctionner toute l’année, de jour comme de nuit.
« Agir plutôt que faire peur »
Pour Philippe Ribot, l’installation de ce réseau ne doit pas être interprétée comme le signe d’une dégradation de la situation sécuritaire à Saint-Privat-des-Vieux. Le maire a tenu à replacer l’investissement dans la réalité locale, sans céder à une logique alarmiste : « Notre commune ne connaît pas une forte délinquance. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a aucun problème, mais la réalité, ce sont surtout des incivilités, quelques dégradations, quelques atteintes aux biens », a-t-il souligné. Et de prévenir : « Dramatiser ne rend pas plus efficace ».
L’élu revendique une politique de sécurité qui repose sur plusieurs leviers complémentaires : le recrutement d’un second policier municipal, leur armement, un travail quotidien avec la gendarmerie nationale et un réseau de participation citoyenne avec une quarantaine de référents de quartier. La vidéoprotection vient ainsi compléter la présence humaine et le travail de terrain, sans prétendre s’y substituer. Philippe Ribot se garde d’ailleurs de présenter les caméras comme une réponse universelle aux problématiques de sécurité : « Ni les caméras, ni les slogans ne remplacent la prévention, la présence humaine, le respect ou l’éducation », a-t-il rappelé.
- Mots clés : Sécurité, Vidéo protection