Depuis un peu plus de trois ans, son logo distinctif et clair est là pour rassurer et protéger. En demandant ANGELA dans un commerce relevant du dispositif, ce dernier étant signalé par une vignette ou un sticker au niveau de l’entrée, toute personne victime de harcèlement de rue peut trouver un “lieu-refuge” et exposer ses difficultés. Une fois la personne mise à l’abri, les forces de l’ordre peuvent même être contactées si besoin il y a. « De la collégiene qui se fait embêter dans la rue à une femme qui craint d’être suivie, ce macaron collé sur une vitrine est un véritable geste citoyen et bienveillant. Tout le monde peut être ANGELA. » rappelle Alexandra Lagulhon, conseillère municipale déléguée aux relations hommes/femmes à Alès.

Pour rappel, ces “lieux-refuges” peuvent aussi servir dans d’autres circonstances, comme les violences intrafamiliales par exemple. Participer à ce dispositif, c’est avant tout favoriser l’égalité femme-homme, renforcer le partenariat entre la ville, les commerçants et les acteurs de la sécurité tout en luttant contre toutes les formes de violences. « Chaque commerçant labellisé a été formé pour apporter une aide efficace et, récemment, c’est le maire des Salles-du-Gardon (ndlr : Rémy Clémencier) qui s’est formé au dispositif » souligne Alexandra Lagulhon. Après avoir trouvé sa place parmi près de 130 partenaires (commerçants et institutions publiques), ce dispositif a su s’étendre au-delà d’Alès. En octobre 2024, huit communes d’Alès Agglomération, à savoir La Grand-Combe, Saint-Christol-lez-Alès, Salindres, Rousson, Saint-Jean-du-Pin, Saint-Julien-les-Rosiers, Monteils et Méjannes-lès-Alès, se sont en effet joints au dispositif. Sans oublier des partenariats avec des instances culturelles comme le festival Itinérances ou Les Fous Chantants. Un message de prévention qui a également su se diffuser au-delà des frontières de l’agglomération, avec des formations données à Saint-Ambroix ou Molières-sur-Cèze.

Si l’objectif est maintenant de renforcer la présence du dispositif dans l’agglomération, notamment au sud d’Alès, des formations sont régulièrement données aux agents de la fonction publique pour maîtriser parfaitement tous les codes en cas d’appel à l’aide.